l'Ange-lune 🪽🌙 JT26
l'Ange-lune 🪽🌙 JT26
Il faut avoir la tête dans les nuages pour décrocher la lune. 🌙 JT25
L'Éloge de la Chimère : De l'Ancrage à la Transcendance
L'œuvre Il faut la tête dans les nuages pour décrocher la lune est une allégorie monumentale de l'ambition, de l'imagination et de l'audace nécessaires à l'accomplissement de l'extraordinaire. Érigée à plus de 15 mètres de hauteur au cœur d'un paysage de vignes, cette sculpture en métal établit un dialogue poétique et puissant entre la terre nourricière et l'éther des rêves.
Forme et Matériaux : L'Oxymore Visuel
La sculpture se compose de trois éléments fondamentaux, unis par la verticalité :
Le Nuage : Réalisé en métal laqué blanc, il incarne la légèreté, l'enfance, la rêverie et l'état de "l'avoir la tête dans les nuages". Il sert de point de départ, l'étape nécessaire de l'imagination.
La Lune : Une fine lame de métal doré, polie pour capter la lumière du soleil couchant, symbolise l'objectif ultime, l'impossible à atteindre — le fameux « décrocher la lune ». Sa brillance est la promesse de la récompense pour ceux qui osent viser haut.
L'Échelle : Structurellement l'élément le plus ancré et le plus industriel, l'échelle est le lien physique entre le sol (le réel, le travail, l'effort) et les sphères célestes. Elle représente le chemin, l'effort continu et la méthodologie nécessaire pour transformer le rêve en réalité. Elle est le pont entre l'idéal et le concret.
Le choix du métal confère à cette "poésie dans le paysage" une solidité inattendue. L'artiste utilise un matériau terrestre et industriel pour façonner des entités éphémères (nuage et lune), créant ainsi un oxymore visuel qui ancre le rêve dans la permanence.
Contexte et Dialogue avec le Paysage
L'implantation de l'œuvre dans le vignoble n'est pas fortuite. Ce paysage est le fruit d'un labeur acharné, d'une patience séculaire et d'une connexion profonde avec le cycle de la nature. Il faut la tête dans les nuages pour décrocher la lune vient bénir ce travail de la terre en rappelant que la plus noble des entreprises, qu'elle soit agricole ou artistique, naît toujours d'une vision audacieuse, d'une projection au-delà de l'horizon immédiat.
Cette œuvre invite le promeneur à lever les yeux à passer de la contemplation horizontale des rangs de vignes à l'aspiration verticale. Elle est un fanal pour l'imaginaire, un rappel ludique et monumental que la plus belle des réussites commence toujours par un pas en haut de l'échelle des rêves.
La porte du savoir. JT25
L'Envol de l'Ange
La mise en scène de cette sculpture joue un rôle central dans la perception de l’œuvre. Placé devant un mur immaculé, à proximité immédiate d’un texte qui situe explicitement l’hommage à Alexander Calder, l’éléphant de métal basculant sur son socle triangulaire rouge et blanc s’impose comme une réinterprétation contemporaine du cirque miniature du maître américain.
La scénographie fait dialoguer l’objet et l’espace : l’animal découpé, aux surfaces bleuies, semble s’animer dans la blancheur environnante, projetant sur le mur une ombre mouvante qui redouble le spectacle. L’effet est double : à la fois monumental et ludique, solennel et joyeux.
Le choix du socle, rappelant un podium de cirque, ancre l’œuvre dans un imaginaire collectif immédiatement reconnaissable, tout en soulignant l’équilibre instable de l’animal. La verticalité des tiges métalliques, discrètes mais essentielles, accentue la sensation de suspension et de légèreté, paradoxale pour une figure aussi massive qu’un éléphant.
Ainsi, cette mise en scène dépasse la simple présentation d’une sculpture : elle construit une expérience visuelle et narrative. Le spectateur est invité à suspendre son incrédulité et à croire, le temps d’un regard, qu’un éléphant peut véritablement danser sur un fil.
Métal découpé et assemblé – 1150 x 400 x 400 mm – Finition dorée
Surgissant du mur comme un insecte fabuleux, cette sculpture en métal doré joue sur l’ambiguïté entre l’organique et le mécanique. Ses ramifications rappellent à la fois les pattes d’un animal imaginaire et les nervures d’une plante, tandis que la lumière souligne chaque détail en multipliant les ombres mouvantes.
Non forgée mais découpée et patiemment assemblée, l’œuvre révèle un autre rapport au métal : non pas la contrainte, mais la liberté d’inventer des formes inédites. Entre poésie et inquiétude, elle nous entraîne dans un bestiaire onirique, où le métal se fait vivant.
L’Art et la Paix - LIN Xiang Xiong Art Gallery à Penang Malaisie
LIN Xiang Xiong
Art for Peace Prize 2025
Note artistique pour le concours:
« Équilibre de la Paix »
Cette sculpture en métal est une exploration poétique de l’équilibre dans un monde instable. Elle interroge notre désir d’harmonie à l’échelle du réel : non pas un équilibre mathématique, absolu, parfait, mais un équilibre pragmatique, vivant, mouvant, qui accepte la différence, l’écart, la contrainte et la souplesse.
À sa base, un socle circulaire noir en acier de 500 mm de diamètre et 4 mm d’épaisseur représente le monde — non pas un centre géométrique absolu, mais une surface ouverte, un terrain d’expérimentation. Sur ce socle repose une tige verticale en fer rond de 10 mm de diamètre, fixée non pas mécaniquement mais par un aimant vissé. Ce choix n’est pas anodin : il évoque l’attraction terrestre, cette force invisible et fondamentale qui nous lie au sol, nous stabilise, mais ne nous fige jamais. Car ici, la tige ne sera jamais positionnée exactement au centre du disque. L’œil le cherche, mais ne le trouve pas. Il y a toujours un décalage, aussi infime soit-il — une résistance à la symétrie parfaite, une acceptation du déséquilibre de naissance.
Au sommet de cette tige flotte une bille d’acier de 16 mm de diamètre, comme une planète suspendue. Et c’est sur cette bille — simplement posées, sans attaches ni fixations, en pur équilibre — que viennent s’ajuster trois tiges métalliques, elles-mêmes porteuses de formes géométriques en acier :
– un disque jaune (Ø 250 mm, 3 mm d’épaisseur),
– un carré rouge (222 mm de côté, 3 mm d’épaisseur),
– un triangle équilatéral bleu (337 mm de côté, 3 mm d’épaisseur).
Ces trois formes ont été calibrées pour avoir presque le même volume :
– Carré : 147 492 mm³
– Disque : 146 902 mm³
– Triangle : 147 170 mm³
Mais la matière ne ment jamais. Même à l’échelle du millimètre cube, une différence subsiste, imperceptible mais réelle. Et cette différence suffit : elle fait cintrer les tiges, désaxe les forces, contraint la main à chercher le point juste.
Et pourtant, l’œuvre tient. Elle tient, non par rigidité, mais par ajustement, par écoute mutuelle. Chaque élément peut coulisser, se repositionner, trouver sa place dans un jeu de micro-déséquilibres compensés. Le tout forme un équilibre aussi fragile qu’impressionnant. Mais il ne tient que tant que rien ne le dérange.
Un simple courant d’air, une vibration du sol, un tremblement presque imperceptible — et tout bascule. La sculpture peut tomber, se briser. Car son équilibre est réel, mais jamais garanti. Il est à la merci du monde.
Et c’est là que réside sa vérité :
la paix n’est pas une évidence.
Elle se construit, s’ajuste, se déséquilibre parfois.
Elle repose sur des formes différentes, aux poids inégaux, aux tensions variables.
Elle n’est pas figée, ni centrale, ni parfaite.
Elle est simplement possible, vivante, à tenir ensemble.